Semaine très remplie avec peu de musique.
Le soir, cependant, après le bruit de la journée, de la ville, et de la télévision... une sonate de Haydn. Mon bon vieux, celui que peu écoutent aujourd'hui et qu'on peine à avoir dans une salle de concert parisienne.
Que voulez-vous, petite fourmis méthodique, j'aime ses formes articulées et bien posées dans les différentes tonalités.
Mais ce qui me frappe est surtout la variété. Enorme. Dans le même sonate, les différentes humeurs de l'humor à la douleur se succèdent bien nettement. Et au cours de sa longue vie, de la Une à la Soixante-deux : quel changement !
Le sort a fait que beaucoup de nos compositeurs soient morts jeunes. Pas Joseph. Papa, comme l'appelaient ses amis et élèves dont Mozart. Né quand le dix-huitième était encore jeune, du vivant de Jean Sébastien, Domenico et Jean-Philippe - il a le temps de voir la première décennie du dix-neuvième en toute gloire. Tout juste le temps de détester Napoléon et d'écrire des messes pour Nelson - ou d'aller à Londres - sans pour autant jouir de Waterloo.Il sera parti quelques années plus tôt.
Et voilà, ses sonates très différentes. Du Scarlatti élégant au début, mais en forme sonate par CPE Bach. De l'Empfinsamkeit fo-folle, de coup de larmes en coup de joie, en un deuxième temps. Au style galant - certains n'aiment pas, j'adore - élégant et savant. Pour finir avec du Beethoven tout cuit. La 62 est étonnante. Une sonate "héroique" avant l'heure.
Haydn était un homme gai. Ses temps rapides sont pleins d'énergies - il est plus connus pour eux que pour ses temps lents. J'aime pourtant plusieurs pages d'adagio ou lento, ceux d'un homme chaleureux qui a pu connaître ou reconnaître chez d'autres la douleur.
Une anecdote entre autres me rend l'homme particulièrement sympathique. Le prince de Prusse lui commande des quatuors une deuxième fois, après avoir reçu un premier ensemble. Haydn sait que Mozart est en difficultés économiques à ce moment, et le recommande chaudement au Prince... qui passe sa commande, et son argent, à Amadeus plutôt qu'à Joesph. Chic type !
Trois pianistes et quatre disques dans ma discothèque. Anne Queffélec, qui m'a ravie dans la 62. Sviatoslav Richter dans des sonates juvéniles d'une très grande finesse. ET maintenant Jean-Efflam Bavouzet, entre Sturm und Drang et style galant.
Le soir, cependant, après le bruit de la journée, de la ville, et de la télévision... une sonate de Haydn. Mon bon vieux, celui que peu écoutent aujourd'hui et qu'on peine à avoir dans une salle de concert parisienne.
Que voulez-vous, petite fourmis méthodique, j'aime ses formes articulées et bien posées dans les différentes tonalités.
Mais ce qui me frappe est surtout la variété. Enorme. Dans le même sonate, les différentes humeurs de l'humor à la douleur se succèdent bien nettement. Et au cours de sa longue vie, de la Une à la Soixante-deux : quel changement !
Le sort a fait que beaucoup de nos compositeurs soient morts jeunes. Pas Joseph. Papa, comme l'appelaient ses amis et élèves dont Mozart. Né quand le dix-huitième était encore jeune, du vivant de Jean Sébastien, Domenico et Jean-Philippe - il a le temps de voir la première décennie du dix-neuvième en toute gloire. Tout juste le temps de détester Napoléon et d'écrire des messes pour Nelson - ou d'aller à Londres - sans pour autant jouir de Waterloo.Il sera parti quelques années plus tôt.
Et voilà, ses sonates très différentes. Du Scarlatti élégant au début, mais en forme sonate par CPE Bach. De l'Empfinsamkeit fo-folle, de coup de larmes en coup de joie, en un deuxième temps. Au style galant - certains n'aiment pas, j'adore - élégant et savant. Pour finir avec du Beethoven tout cuit. La 62 est étonnante. Une sonate "héroique" avant l'heure.
Haydn était un homme gai. Ses temps rapides sont pleins d'énergies - il est plus connus pour eux que pour ses temps lents. J'aime pourtant plusieurs pages d'adagio ou lento, ceux d'un homme chaleureux qui a pu connaître ou reconnaître chez d'autres la douleur.
Une anecdote entre autres me rend l'homme particulièrement sympathique. Le prince de Prusse lui commande des quatuors une deuxième fois, après avoir reçu un premier ensemble. Haydn sait que Mozart est en difficultés économiques à ce moment, et le recommande chaudement au Prince... qui passe sa commande, et son argent, à Amadeus plutôt qu'à Joesph. Chic type !
Trois pianistes et quatre disques dans ma discothèque. Anne Queffélec, qui m'a ravie dans la 62. Sviatoslav Richter dans des sonates juvéniles d'une très grande finesse. ET maintenant Jean-Efflam Bavouzet, entre Sturm und Drang et style galant.
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