Je trouve qu'on ne parle pas beaucoup de Haydn. Pas un Matin des Musiciens, pas un programme à Pleyel, TCE, ou Châtelet. Deux exceptions médiatiques à ma connaissance sont Zyegel, qui a tiré une belle émission de la symphonie Surprise, et Stéphane Goldet et son Plaisir du Quatuor sur France Musique. Ils'ont appris combien Haydn a inventé la musique instrumentale que nous écoutons sur plusieurs décades d'activité industrieuse.
Or c'est dommage, parce que j'aime. C'est de la musique qui me donne la pêche, grâce à ses lumières franches et à ses rythmes entraînants. La structure me rassure aussi, moi petit fourmi qui aime les plans et les formes géométriques. Mais Haydn est plus gai que moi - et cela me plaît bien.
Chez Mélomania, qui a le grand mérite de proposer un catalogue de CDs riche et de grande qualité à bas prix, j'ai pris le risque d'acheter sans connaître le disque que Halstead et la Hanover Band ont enregistré en 1989. C'était une black box, plus la curiosité d'écouter une des rares oeuvres concertantes de cet auteur. Aussi, la présence d'une composition du frère de Joseph, Michael, me semblait intéressante.
A l'écoute, il y a une chose qui me dérange : Ces instruments d'époque, et notamment le cor naturel, manquent vraiment de précision. Je conçois bien que la virtuosité de Halstead pour maîtriser son instrument sans piston doit être extrême - surtout sur les notes graves et les passages rapides et ornementés - mais cela gêne tout de même l'oreille moderne. Les cordes de la Band flirtent aussi avec les approximations.
Mais d'un autre côté, les timbres sont très beaux. Le cor a vraiment cette patine lointaine que plus tard les Romantiques ont repris - Brahms me semble-t-il - et il est très intéressant de les faire jouer les uns avec les autres. Le contraste est fort et donne beaucoup de relief aux dialogues des thèmes. L'impression est vraiment celle de conversations animées.
Je découvre aussi un peu le Haydn jeune, qui est encore moins populaire que celui de la maturité. C'est une musique élégante, faite pour plaire et séduire. Je lis dans mon bon Tranchefort que les circonstances de vie au début des ces années soixante expliquent un peu de la composition : La présence de deux bons joueurs de cor dans l'orchestre Esterazy, que Haydn commence à diriger en 1761. La naissance de l'enfant d'un d'entre eux, qui explique peut-être la composition du concerto en 1762. Et l'écoute des fanfare de chasse à la coure du Prince, qui se ressent dans la Symphonie 31 "Appel de cors".
Allez, une pièce à retenir : l'Adagio du Concerto. Il me rappelle certains Adagio's de Bach - qui n'était mort que 12 ans plus tôt... presque un contemporain - et le tempos assez rapide choisi par Roy Goodman me semble très bien servir le chant du cor sur plusieurs mesures.
Or c'est dommage, parce que j'aime. C'est de la musique qui me donne la pêche, grâce à ses lumières franches et à ses rythmes entraînants. La structure me rassure aussi, moi petit fourmi qui aime les plans et les formes géométriques. Mais Haydn est plus gai que moi - et cela me plaît bien.
Chez Mélomania, qui a le grand mérite de proposer un catalogue de CDs riche et de grande qualité à bas prix, j'ai pris le risque d'acheter sans connaître le disque que Halstead et la Hanover Band ont enregistré en 1989. C'était une black box, plus la curiosité d'écouter une des rares oeuvres concertantes de cet auteur. Aussi, la présence d'une composition du frère de Joseph, Michael, me semblait intéressante.
A l'écoute, il y a une chose qui me dérange : Ces instruments d'époque, et notamment le cor naturel, manquent vraiment de précision. Je conçois bien que la virtuosité de Halstead pour maîtriser son instrument sans piston doit être extrême - surtout sur les notes graves et les passages rapides et ornementés - mais cela gêne tout de même l'oreille moderne. Les cordes de la Band flirtent aussi avec les approximations.
Mais d'un autre côté, les timbres sont très beaux. Le cor a vraiment cette patine lointaine que plus tard les Romantiques ont repris - Brahms me semble-t-il - et il est très intéressant de les faire jouer les uns avec les autres. Le contraste est fort et donne beaucoup de relief aux dialogues des thèmes. L'impression est vraiment celle de conversations animées.
Je découvre aussi un peu le Haydn jeune, qui est encore moins populaire que celui de la maturité. C'est une musique élégante, faite pour plaire et séduire. Je lis dans mon bon Tranchefort que les circonstances de vie au début des ces années soixante expliquent un peu de la composition : La présence de deux bons joueurs de cor dans l'orchestre Esterazy, que Haydn commence à diriger en 1761. La naissance de l'enfant d'un d'entre eux, qui explique peut-être la composition du concerto en 1762. Et l'écoute des fanfare de chasse à la coure du Prince, qui se ressent dans la Symphonie 31 "Appel de cors".
Allez, une pièce à retenir : l'Adagio du Concerto. Il me rappelle certains Adagio's de Bach - qui n'était mort que 12 ans plus tôt... presque un contemporain - et le tempos assez rapide choisi par Roy Goodman me semble très bien servir le chant du cor sur plusieurs mesures.
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