Oh surprirse, après une ouverture bien héroïque à la Ludwig, une musique à la légèreté mozartienne nous accompagne le long des deux actes.
Mais le sujet est d'une lourdeur, d'une morbidité pesante. Ces personnages enfermés dans une prison sinistre, jusqu'au cachot au fond du donjon où pourrit Florestan, sont d'une tristesse infinie. La belle Léonore en déguisé masculin - elle se fait engager par le gardien Rocco pour libérer le mari aimé Florestan - n'a rien des soubrettes piquantes de Wolfgang.
C'est une histoire très morale qui nous est concoctée, entre politique subversive - il faut libérer les prisonnier du geôlier infecte Pizarro, auquel le bon Rocco est obligé d'obéir - et la belle et fidèle Léonore ne songe qu'à libérer son beau monsieur en haillons.
Rocco est le personnage qui me plaît le plus. Il n'est pas pur, mais profondément compassionnel. Il doit se salir les mains et le fait - mais il sait aussi se sortir de la fange lorsque cela dépasse la cruauté normalement admise.
Mais de nouveau, le brio et la folie enfantine de Wolfgang nous manquent. C'est ici cachots, noirceur, héroïsme poisseux - où les histoires drôles de déguisements n'enlèvent pas un seul sourire.
Dans ce sujet pesant, la musique la plus belle ce dégage - une grâce viennoise se libère de chaque duo ou trio, qui mériterait plus de lumière.
Cela éclaire-t-il l'imaginaire de Ludwig ? Se voit-il en Florestan puant et en haillons, crevant de faim dans sa crasse sous l'oppression de gens méchants ? Rêve-t-il d'une Léonore qu'il n' a jamais rencontrée, capable de l'aimer au delà des barreaux et de son aspect repoussant ?
C'est un homme souffrant qu'on devine, très épris de lui-même et de sa droiture morale, et pourtant peu confiant dans le charme et l'image qu'il projette. Le musicien de génie qui se balade dans les salons aristocrates sans vraiment en faire partie... et l'homme mal aimé des femmes, dont il tombe amoureux à répétition.
C'est quelqu'un de touchant et souffrant, on sent de la compassion, mais soudainement la musique nous plaît plus que l'homme.
J'en vois une belle version à l'Opéra de Zurich - Bernard Haiïtink à la baguette, avec Katharina Thalbach à la mise en scène.
J'en ai écouté ma verion disque avec Bernstein dirigeant les Wiener Philarmoniker sur les voix de Lucia Popp et Dieter Fischer-Diskau.
Mais le sujet est d'une lourdeur, d'une morbidité pesante. Ces personnages enfermés dans une prison sinistre, jusqu'au cachot au fond du donjon où pourrit Florestan, sont d'une tristesse infinie. La belle Léonore en déguisé masculin - elle se fait engager par le gardien Rocco pour libérer le mari aimé Florestan - n'a rien des soubrettes piquantes de Wolfgang.
C'est une histoire très morale qui nous est concoctée, entre politique subversive - il faut libérer les prisonnier du geôlier infecte Pizarro, auquel le bon Rocco est obligé d'obéir - et la belle et fidèle Léonore ne songe qu'à libérer son beau monsieur en haillons.
Rocco est le personnage qui me plaît le plus. Il n'est pas pur, mais profondément compassionnel. Il doit se salir les mains et le fait - mais il sait aussi se sortir de la fange lorsque cela dépasse la cruauté normalement admise.
Mais de nouveau, le brio et la folie enfantine de Wolfgang nous manquent. C'est ici cachots, noirceur, héroïsme poisseux - où les histoires drôles de déguisements n'enlèvent pas un seul sourire.
Dans ce sujet pesant, la musique la plus belle ce dégage - une grâce viennoise se libère de chaque duo ou trio, qui mériterait plus de lumière.
Cela éclaire-t-il l'imaginaire de Ludwig ? Se voit-il en Florestan puant et en haillons, crevant de faim dans sa crasse sous l'oppression de gens méchants ? Rêve-t-il d'une Léonore qu'il n' a jamais rencontrée, capable de l'aimer au delà des barreaux et de son aspect repoussant ?
C'est un homme souffrant qu'on devine, très épris de lui-même et de sa droiture morale, et pourtant peu confiant dans le charme et l'image qu'il projette. Le musicien de génie qui se balade dans les salons aristocrates sans vraiment en faire partie... et l'homme mal aimé des femmes, dont il tombe amoureux à répétition.
C'est quelqu'un de touchant et souffrant, on sent de la compassion, mais soudainement la musique nous plaît plus que l'homme.
J'en vois une belle version à l'Opéra de Zurich - Bernard Haiïtink à la baguette, avec Katharina Thalbach à la mise en scène.
J'en ai écouté ma verion disque avec Bernstein dirigeant les Wiener Philarmoniker sur les voix de Lucia Popp et Dieter Fischer-Diskau.
Je devais vraiment être de mauvaise humeur pour être aussi sévère !
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