Ce ne fut qu'un silence apparent. En réalité ma discothèque m'a accompagnée en ces soirs difficiles, depuis Shani Diluka et ses américains jusqu'au Beethoven de Brendel, en passant par Froeberger l'insoumis de Blandine Verlet.
Je n'ai pas pu ni voulu écrire, c'est tout. L'écoute musicale dans ce qu'elle a de plus personnel.
Maintenant, par deux fois j'ai passé la très belle Résurrection --- pardonnez le piètre jeu de mot su titre --- de Mahler par Zubin Mehta et les Wiener. Christa Ludwig et Ileana Cotrubas en solistes.
Je me dis après tant d'années d'ignorance que Mahler a une grande qualité, que d'autres considéreront un défaut : Il est facile d'écoute. La mise en scène fort dramatique de la mort suivie de la résurrection est d'une clarté enfantine. Marche funèbre obsédante en ouverture, danse macabre sur ton ternaire viennois, retour dramatique et enfin --- enfin !!! --- chant libératoire de l'homme souffrant ascendant au ciel. Bien que lentement, très lentement. Les thèmes sont beaux, développés de façon obsessionnelle, clairs et évidents comme des personnages de théâtre.
Un orchestre imposant --- les cuivres par dix et les bois par trois au minimum, sans compter le pupitre complet des percussions complets de gong "à effet" --- porte le monument vers les hauteurs. Deux voix féminines dramatiques et un grand choeur complètent l'effectif. Debussy, dit-on, a détesté ce déploiement pneumatique.
Surtout, surtout il y a ce fatras ancien de la résurrection chrétienne qui détonne un peu avec son temps. Le public parisien, blasé, ne pouvait aimer. Et pourtant. Pourtant, si c'était vrai, j'aimerais marcher vers ce grand soleil brûlant du finale après une vie de souffrance. Imaginer la tristesse de la fin physique, de la séparation dramatique des gens qu'on aime --- et dont le cortège funèbre résonne dans les premiers temps --- pour s'éveiller dans un Ciel consolateur de la souffrance de l'homme. Ce rêve d'un au-delà lumineux, plein et parfaitement serein auprès de Dieu, juxtaposé à un ici-bas plein de douleur et souffrance... Mahler y croyait-il seulement quelques ans avant sa mort prématurée de cardiaque...
Je me dis que finalement, et après avoir longtemps ignoré coupablement son auteur, cette Résurrection ma plaît beaucoup.
C'est un vieil enregistrement de 1975, du temps on redécouvrait Mahler. Mehta comme son ami Abbado ont contribué à cette renaissance. Le temps de ma première année de primaire, le temps où les amitiés de L2viathan de Auster se tissent --- souvenir de Vietnam et hippies effacés par les Brigate Rosse et la R.A.F... Deutsche Gramofon l'a choisi pour son intégrale Mahler.
Je n'ai pas pu ni voulu écrire, c'est tout. L'écoute musicale dans ce qu'elle a de plus personnel.
Maintenant, par deux fois j'ai passé la très belle Résurrection --- pardonnez le piètre jeu de mot su titre --- de Mahler par Zubin Mehta et les Wiener. Christa Ludwig et Ileana Cotrubas en solistes.
Je me dis après tant d'années d'ignorance que Mahler a une grande qualité, que d'autres considéreront un défaut : Il est facile d'écoute. La mise en scène fort dramatique de la mort suivie de la résurrection est d'une clarté enfantine. Marche funèbre obsédante en ouverture, danse macabre sur ton ternaire viennois, retour dramatique et enfin --- enfin !!! --- chant libératoire de l'homme souffrant ascendant au ciel. Bien que lentement, très lentement. Les thèmes sont beaux, développés de façon obsessionnelle, clairs et évidents comme des personnages de théâtre.
Un orchestre imposant --- les cuivres par dix et les bois par trois au minimum, sans compter le pupitre complet des percussions complets de gong "à effet" --- porte le monument vers les hauteurs. Deux voix féminines dramatiques et un grand choeur complètent l'effectif. Debussy, dit-on, a détesté ce déploiement pneumatique.
Surtout, surtout il y a ce fatras ancien de la résurrection chrétienne qui détonne un peu avec son temps. Le public parisien, blasé, ne pouvait aimer. Et pourtant. Pourtant, si c'était vrai, j'aimerais marcher vers ce grand soleil brûlant du finale après une vie de souffrance. Imaginer la tristesse de la fin physique, de la séparation dramatique des gens qu'on aime --- et dont le cortège funèbre résonne dans les premiers temps --- pour s'éveiller dans un Ciel consolateur de la souffrance de l'homme. Ce rêve d'un au-delà lumineux, plein et parfaitement serein auprès de Dieu, juxtaposé à un ici-bas plein de douleur et souffrance... Mahler y croyait-il seulement quelques ans avant sa mort prématurée de cardiaque...
Je me dis que finalement, et après avoir longtemps ignoré coupablement son auteur, cette Résurrection ma plaît beaucoup.
C'est un vieil enregistrement de 1975, du temps on redécouvrait Mahler. Mehta comme son ami Abbado ont contribué à cette renaissance. Le temps de ma première année de primaire, le temps où les amitiés de L2viathan de Auster se tissent --- souvenir de Vietnam et hippies effacés par les Brigate Rosse et la R.A.F... Deutsche Gramofon l'a choisi pour son intégrale Mahler.
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